Afrique francophone

Langue en Afrique francophone

Les mots du pays pour dire la fornication, l'adultère ou l'infidélité, leur origine et leurs nuances.

Des baobabs dans la savane : un livre ouvert d'où s'envolent des lettres, avec des habitants en tenue d'aujourd'hui.
Illustration originale de fornication.info

Tous les sujets · 10

« Deuxième bureau » : d'où vient l'expression africaine pour désigner une maîtresse ?

En français d'Afrique centrale et de l'Ouest, le « deuxième bureau » désigne la maîtresse attitrée d'un homme marié, voire une seconde famille non officielle. L'expression détourne un terme administratif : en France, le Deuxième Bureau était le service de renseignement militaire. L'usage est bien attesté à Kinshasa ; son extension aux autres pays reste à documenter.

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Coépouse : le mot et les réalités de la polygamie en Afrique francophone

Une coépouse est l'une des épouses d'un même mari dans un mariage polygame. Le mot s'écrit avec ou sans trait d'union. Courant en Afrique francophone, il apparaît dans la littérature, comme chez Mariama Bâ, et dans les débats sur le droit de la famille, où la place de la première épouse fait souvent débat.

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Côte d'Ivoire

« Gaou » : le mot ivoirien de la naïveté amoureuse, de Magic System au dictionnaire

En nouchi, l'argot d'Abidjan, un « gaou » est une personne naïve, crédule, facile à tromper. Le mot a fait le tour de l'Afrique avec « Premier Gaou », succès de Magic System enregistré en 1999, qui traite avec humour d'un amour intéressé, celui d'une femme attirée par l'argent plus que par les sentiments.

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Côte d'Ivoire

Nouchi : comment l'argot d'Abidjan parle de séduction et de couple

Le nouchi, argot né à Abidjan dans les années 1970 parmi des jeunes des quartiers populaires, mêle français, dioula et autres langues ivoiriennes. Il a son propre vocabulaire de la séduction : une « go » désigne une jeune femme, un « gaou » un naïf. Popularisé par le zouglou, il a fait entrer des mots dans le Petit Larousse.

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Cameroun

Camfranglais : comment le Cameroun parle d'amour, de drague et de couple

En camfranglais, le parler urbain né chez les étudiants de Yaoundé au début des années 1980, une petite amie peut se dire « go » ou « dossier » : « avoir un nouveau dossier », c'est avoir une nouvelle copine. Ce mélange de français, d'anglais, de pidgin et de langues locales est surtout parlé par les jeunes.

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Fornication et adultère dans les langues d'Afrique francophone

Les langues d'Afrique francophone nomment l'adultère et les relations hors mariage avec des termes de trois origines : des emprunts à l'arabe venus avec l'islam, comme zina, des mots fixés par les traductions de la Bible, et des termes coutumiers plus anciens. Chaque langue reflète ainsi l'histoire religieuse de ses locuteurs.

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Dot, viduité, option de monogamie : le vocabulaire du mariage en droit africain

Le délai de viduité est la période pendant laquelle une femme divorcée ou veuve ne peut se remarier : 300 jours dans plusieurs codes, comme au Bénin ou en Côte d'Ivoire. L'option de monogamie est le choix, fait au mariage, d'interdire au mari d'autres épouses, comme au Sénégal ou au Burkina Faso.

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Polygamie, polygynie, bigamie : quelle différence et quels mots employer ?

La polygamie désigne le fait d'avoir plusieurs conjoints en même temps. La polygynie en est la forme où un homme a plusieurs épouses, la seule admise par les droits africains qui l'autorisent. La polyandrie, une femme avec plusieurs maris, y est interdite. La bigamie désigne un second mariage contracté avant la dissolution du premier.

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Sénégal

Les mots du mariage au Sénégal : du wolof au français local

Au Sénégal, le mariage se dit et se vit en plusieurs langues : le wolof nomme les étapes de l'union et le rang des épouses, l'arabe fournit le vocabulaire religieux et le français celui de l'état civil. Ce lexique, repris dans le français du Sénégal, reflète la place de la polygamie et du mariage religieux.

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RD Congo

Kinshasa : comment le lingala et la rumba nomment la maîtresse et l'infidélité

À Kinshasa, le français local parle de « deuxième bureau » pour la maîtresse attitrée d'un homme marié, une réalité que des hommes assument parfois ouvertement malgré l'interdiction légale de la polygamie en RDC. La rumba, chantée en lingala, a fait de l'amour et de l'infidélité des thèmes majeurs, à documenter chanson par chanson.

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