Langue en Suisse
Les mots du pays pour dire la fornication, l'adultère ou l'infidélité, leur origine et leurs nuances.
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« Unzucht » : comment l'allemand nomme la fornication
Unzucht est un mot allemand qui désigne un acte sexuel jugé contraire à la morale, proche de « fornication » ou « impudicité ». Formé de un- et de Zucht, « éducation, discipline », il est attesté dès le Xe siècle avec un sens plus large d'inconvenance. Terme juridique en Allemagne jusqu'en 1973, il traduit aussi le grec porneia.
Voir la fiche →Concubinage, Konkubinat : un mot latin au cœur de l'histoire suisse
Concubinage vient du latin concubinatus, lié au verbe concumbere, « coucher avec ». En allemand, Konkubine apparaît vers 1400 et Konkubinat au XVIIe siècle, au sens de vie commune durable sans mariage civil. En Suisse, le mot a un lourd passé juridique : plusieurs cantons ont puni le concubinage jusqu'au XXe siècle.
Voir la fiche →« Impudicité » ou « fornication » ? Les choix de la Bible Segond, née à Genève
La Bible Segond, traduite par le pasteur genevois Louis Segond entre 1874 et 1880, rend souvent le grec porneia par « impudicité » : en 1 Corinthiens 6,18, elle écrit « Fuyez l'impudicité ». La révision Segond 21 préfère « immoralité sexuelle », plus compréhensible aujourd'hui. Ces choix montrent comment le vocabulaire biblique s'adapte au français courant.
Voir la fiche →« Non c'est non », sidération : les mots du nouveau droit sexuel suisse
« Non c'est non » désigne le modèle retenu par la Suisse pour sa réforme du droit pénal sexuel, en vigueur depuis le 1er juillet 2024 : un acte sexuel commis contre la volonté exprimée d'une personne est punissable. Le modèle concurrent, « seul un oui est un oui », exigeait un accord. La loi intègre aussi la sidération, ou paralysie de la victime.
Voir la fiche →« Kiltgang » : le mot suisse des visites nocturnes de cour
Le Kiltgang désignait en Suisse alémanique, surtout dans le canton de Berne, la visite nocturne d'un jeune homme à une jeune fille, une forme de cour. Le mot vient d'un terme germanique désignant le soir. L'Église réformée combattait cette coutume populaire, qui menait parfois à des relations avant le mariage. Le visiteur était appelé Kilter.
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